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Entreprises 3 min read 2h ago

Schleich tente un échange dette-capital

  • Schleich envisage de convertir les créances de ses prêteurs en parts sociales, ce qui entraînerait un changement de propriétaire au détriment du fonds suisse Partners Group,
  • Le chiffre d'affaires de la marque est passé de 275 millions d'euros en 2022 à environ 220 millions en 2024, forçant un plan de restructuration et le départ du siège historique de
  • Le marché mondial du jouet repart à la hausse, mais il reste incertain que cette opération financière suffise à replacer Schleich sur une trajectoire de croissance durable.
Schleich tente un échange dette-capital

Le fabricant de figurines Schleich, fondé en 1935 à Schwäbisch Gmünd et présent depuis des décennies dans les chambres d'enfants du monde entier, se trouve au seuil d'un changement de propriétaire. Selon des informations citant des milieux financiers, des plans en ce sens ont déjà été soumis aux autorités de la concurrence en Allemagne et en Autriche.

Un mécanisme financier inédit pour effacer les dettes

L'opération envisagée repose sur une conversion de créances en participation au capital — ce que les praticiens de la finance nomment un debt-to-equity swap. En d'autres termes, les créanciers de Schleich renonceraient à une partie de leurs remboursements en numéraire pour devenir actionnaires de l'entreprise, allégeant ainsi structurellement son bilan. Cette démarche remplacerait l'actionnaire actuel, le fonds suisse Partners Group, qui avait acquis Schleich en 2019 avec l'ambition d'en faire une marque à rayonnement mondial.

Du boom pandémique à la descente aux enfers

La trajectoire de Schleich illustre crûment les soubresauts du marché du jouet depuis 2020. Pendant la pandémie, les ventes s'étaient envolées : en 2022, le chiffre d'affaires atteignait 275 millions d'euros. Mais la demande s'est ensuite contractée brutalement. L'inflation et la hausse des prix ont incité les consommateurs à la retenue, tandis que les distributeurs se retrouvaient assis sur des stocks pléthoriques. En 2023, le chiffre d'affaires a reculé de 14 % pour tomber à 235 millions d'euros. En 2024, selon des informations non officiellement confirmées par l'entreprise, il aurait encore fléchi aux alentours de 220 millions d'euros.

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Face à cette érosion, Schleich a engagé un plan d'austérité sévère, allant jusqu'à abandonner son siège historique de Schwäbisch Gmünd. Depuis l'année dernière, c'est le gestionnaire de crise Manfred Ziegler qui tient les rênes de l'entreprise.

Une fenêtre de reprise sur le marché mondial du jouet

Le contexte sectoriel offre toutefois une lueur d'espoir : les ventes mondiales de jouets sont reparties à la hausse de façon sensible. Le swap de dette projeté vise précisément à donner à Schleich la marge de manœuvre financière nécessaire pour profiter de ce regain. Reste que la capacité de la marque, forte de ses Schtroumpfs, de ses chevaux et de ses dinosaures, à renouer durablement avec la croissance demeure, à ce stade, une question ouverte. L'issue de l'examen par les autorités de la concurrence constituera une première étape décisive.

Sujets

Industrie du jouetRestructuration de detteCapital-investissement

Personnes

Manfred Ziegler

Organisations

SchleichPartners Group

Lieux

Schwäbisch Gmünd
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