VW : Cavallo exige un cap social
- Daniela Cavallo, présidente du comité d'entreprise de VW, rejette clairement toute fermeture d'usine et exige de la direction des perspectives sociales concrètes.
- Oliver Blume avait annoncé au printemps un durcissement du plan d'austérité, faisant peser une menace sur quatre sites et jusqu'à 50 000 emplois supplémentaires.
- Le ministre-président de Basse-Saxe Olaf Lies réclame des droits de douane européens sur les hybrides chinois et le maintien de tous les sites VW de la région.
À la veille de la première d'une série de neuf assemblées du personnel prévues jusqu'à fin août, Daniela Cavallo, présidente du comité d'entreprise de Volkswagen et membre de l'IG Metall, a visité lundi soir l'usine de Hanovre aux côtés d'Olaf Lies, ministre-président de Basse-Saxe (SPD). Son message était sans détour : les fermetures de sites sont hors de question.
Un ultimatum à la direction du groupe
" Nous avons conquis une protection de l'emploi et nous nous battrons à l'avenir pour que les changements s'opèrent dans le respect des salariés ", a déclaré Cavallo. Elle a insisté sur le maintien des dispositifs de préretraite progressive (Altersteilzeit) : si ceux-ci venaient à disparaître, " il nous faudrait parler d'autres mesures " — des mesures auxquelles elle n'entend pas prendre part en tant que représentante syndicale. Plus largement, elle exige de la direction des perspectives d'avenir qui ne se réduisent pas à de simples " réductions de coûts ".
Quatre sites sous pression, cinquante mille postes en jeu
C'est à Wolfsburg que s'ouvre mardi la première assemblée du personnel, où le directoire devra s'exprimer sur d'éventuels plans d'austérité. Depuis l'annonce, au printemps, du PDG Oliver Blume de durcir significativement le cap de rigueur, l'inquiétude s'est propagée autour de quatre sites — parmi lesquels Emden et Hanovre — et de jusqu'à 50 000 suppressions de postes supplémentaires. Ces décisions demeurent à ce stade non confirmées.
Lies réclame des droits de douane sur les hybrides chinois
De son côté, Olaf Lies a plaidé pour un élargissement des mesures protectionnistes au niveau européen. Aux droits de douane déjà en vigueur sur les véhicules électriques importés de Chine, le ministre-président souhaite voir s'ajouter des taxes sur les hybrides. Il a également pointé le manque de compétitivité de l'Allemagne en matière de coûts énergétiques, et a réclamé la poursuite du Niedersächsischer Weg — une démarche impliquant le maintien de l'ensemble des sites VW en Basse-Saxe.
La série d'assemblées, qui s'étale jusqu'à fin août, constitue le premier rendez-vous public entre la direction et les représentants des salariés depuis l'intensification de la crise. L'issue de ces échanges déterminera si Volkswagen est en mesure de concilier ses objectifs de redressement financier avec les engagements sociaux que le comité d'entreprise entend défendre pied à pied.
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