Meg White : l'énigme du rock qui fascine encore quinze ans après
- Les White Stripes ont annoncé leur dissolution en février 2011, invoquant le souhait de " préserver ce qui est beau et spécial " dans le groupe, sans invoquer de différend
- Depuis lors, Meg White a refusé de participer à un article du magazine Elle en 2023 et n'a pas assisté à l'intronisation des White Stripes au Rock and Roll Hall of Fame en 2025.
- Des tentatives récentes et inexactes de localiser la batteuse témoignent d'une fascination persistante pour celle qui a fait de sa vie privée un choix absolu et assumé.
Elle est absente depuis quinze ans, et c'est précisément cette absence qui la rend si présente. Des tentatives récentes — et inexactes — de localiser Meg White ont relancé une question que le monde de la musique semble incapable d'abandonner : où est passée la batteuse des White Stripes, et pourquoi l'obsession qu'elle suscite ne faiblit-elle pas ?
Une dissolution choisie, une formulation rare
En février 2011, les White Stripes annoncèrent leur dissolution dans des termes inhabituels pour l'industrie musicale. Pas de " divergences artistiques ", pas de " problèmes de santé " avancés en guise d'explication : la décision, précisa le groupe, était " principalement prise pour préserver ce qui est beau et spécial dans le groupe, et que cela reste ainsi ". Une phrase qui, relue aujourd'hui, ressemble moins à un communiqué de presse qu'à une épitaphe soigneusement ciselée.
Deux trajectoires radicalement opposées
Depuis cette rupture, Jack White, le guitariste et chanteur du duo, a suivi une trajectoire aussi visible que prolixe : une carrière solo couronnée de succès, des collaborations renouvelées avec les Raconteurs et les Dead Weather, une présence constante sur scène et dans les médias. Meg White, elle, a choisi le silence. Retirée de la vie publique, elle a décliné de participer à un article du magazine Elle en 2023. En 2025, lors de l'intronisation des White Stripes au Rock and Roll Hall of Fame, elle n'était pas là.
Le mystère comme œuvre en soi
Ce retrait délibéré tranche singulièrement avec la culture de la célébrité permanente qui régit aujourd'hui l'industrie musicale, où même les artistes épuisés par les projecteurs peinent à s'en extraire durablement. Meg White, elle, semble y être parvenue — ce qui, paradoxalement, n'a fait qu'amplifier la fascination. Les tentatives récentes de percer son anonymat, fussent-elles infructueuses et inexactes selon les informations disponibles, en sont la dernière illustration. Figure d'une discrétion absolue dans un monde qui récompense l'exposition, elle reste, à sa façon, une rock star — mais à ses propres conditions.
More in Culture et Arts
→
Culture et Arts
Penthouse : mythe et symbole de statut
Culture et Arts
Abu Hamdan, artiste et enquêteur sonore
Culture et Arts
Les enfants ont leur place aux festivals
Culture et Arts
L'art moderne, arme secrète de la CIA
Culture et Arts
Léon XIV rencontre les Blues Brothers
Culture et Arts
Dudamel quitte la Philharmonie de L.A.