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Culture et Arts 2 min read 2h ago

Les enfants ont leur place aux festivals

  • La journaliste Iman Amrani a emmené ses jumeaux d'un an à plusieurs festivals de musique — dont le Green Man Festival au pays de Galles — et affirme que l'expérience a dépassé ses
  • Elle a fréquenté trois formats différents : le festival diurne Situation Dance (organisé par Femi Koleoso d'Ezra Collective), le camping nocturne de Green Man, et le TOTFest,
  • Dans une tribune assumée, elle défend que les enfants enrichissent l'atmosphère des festivals, s'opposant à ceux qui estiment que leur présence nuit à l'expérience collective.
Les enfants ont leur place aux festivals
Les enfants ont leur place aux festivals

Il est des convictions que l'on défend corps et âme, même face au scepticisme ambiant. Pour la journaliste et productrice Iman Amrani, en voici une : un festival de musique sans enfants est un festival incomplet. Ce plaidoyer, elle ne le formule pas en théorie, mais en actes — et en décibels.

Une maternité, deux jumeaux, et une saison de festivals

La naissance de ses jumeaux a, de son propre aveu, profondément reconfiguré l'existence d'Amrani. La vie d'avant — voyages improvisés, agenda mondain, liberté de mouvement — s'est effacée au profit de ce qu'elle décrit comme " une toile vierge de maternité ". Pendant que ses amis sans enfants continuaient de poster des photos de festivals sur les réseaux sociaux, elle observait de l'intérieur.

Mais lorsque les jumeaux ont atteint leur premier anniversaire et qu'un semblant de rythme familial s'est établi, elle a choisi de relever le défi : leur transmettre, dès le plus jeune âge, la magie de la musique vivante. Le bilan, selon elle, a dépassé ses espérances.

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Trois expériences, trois formats différents

Avant le deuxième anniversaire de ses enfants, la famille avait déjà parcouru un éventail notable de formats musicaux. Premier arrêt : Situation Dance, un festival diurne organisé par Femi Koleoso, du groupe Ezra Collective, où parents et bambins ont dansé ensemble. Deuxième étape : le Green Man Festival, dans les Brecon Beacons, au pays de Galles — une expérience de camping nocturne qui constitue, pour beaucoup, le cœur battant de la culture des festivals britanniques. Troisième rendez-vous : TOTFest, un événement explicitement conçu pour les familles avec de jeunes enfants.

Un débat qui ne faiblit pas

La question de la présence des enfants dans les festivals de musique divise. Amrani ne l'ignore pas : elle vise directement ceux qu'elle appelle les " rabat-joie " — ces festivaliers convaincus que les jeunes enfants détériorent l'atmosphère. Son argument est inverse : les familles, loin d'appauvrir l'événement, contribuent à sa dimension communautaire et à sa richesse humaine.

Ce point de vue reste, par nature, subjectif et contestable. Les partisans d'une culture festivalière adulte-centrée avancent des arguments symétriques — sur le bruit, la sécurité, ou simplement la vocation originelle de ces espaces. Ces voix ne sont pas représentées dans ce témoignage, qui assume pleinement sa dimension de tribune personnelle.

Ce qui demeure, au-delà du débat, c'est l'image d'une pratique culturelle en mutation : les festivals de musique ne sont plus seulement des refuges pour une jeunesse sans attaches, mais, pour une génération de parents, un espace de transmission — imparfait, bruyant, et précisément pour cela, vivant.

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