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Culture et Arts 2 min read 6h ago

Slayyyter conquiert Los Angeles, nouvelle reine du sleaze-pop

  • Slayyyter a joué au Shrine Auditorium de Los Angeles dans un concert mêlant énergie punk chaotique et maîtrise technique, consacrant sa percée dans le mainstream pop.
  • Après une tournée 2023 déficitaire, la sortie de Beat Up Chanel$ en 2025 et une prestation jugée déterminante à Coachella 2026 ont radicalement inversé sa trajectoire.
  • Elle rejoint un groupe d'artistes — Zara Larsson, Raye, Tinashe — longtemps marginalisées avant de connaître une percée grand public portée par un succès surprise.
Slayyyter conquiert Los Angeles, nouvelle reine du sleaze-pop
Slayyyter conquiert Los Angeles, nouvelle reine du sleaze-pop

Sur la scène du Shrine Auditorium de Los Angeles, Slayyyter a offert un concert que ses plus fidèles admirateurs attendaient comme une confirmation : celle d'une artiste de culte devenue, enfin, une force du grand public.

D'une niche souterraine aux grandes scènes

Le chemin fut sinueux. En 2023, lors de sa précédente tournée, la chanteuse américaine peinait à rentrer dans ses frais et rentrait chez elle avec des cartons de marchandise invendue. Sa musique était alors principalement l'affaire d'une communauté gay sur Twitter, un milieu passionné qui jauge les artistes selon un vocabulaire propre — les " flops " et les " bops " —, aussi cruel qu'affectueux.

Tout bascule au milieu de l'année 2025 avec la sortie de Beat Up Chanel$, un titre à l'esthétique electro-trash qui capte soudainement l'attention bien au-delà de ce cercle restreint. La consécration intervient quelques mois plus tard, lors d'une prestation à Coachella 2026 qualifiée de " déterminante pour sa carrière ".

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Une génération d'artistes ressurgies

Slayyyter n'emprunte pas seule ce chemin de traverse vers la notoriété. Elle rejoint une cohorte d'artistes — Zara Larsson, Raye et Tinashe — longtemps maintenues à l'écart du cœur de l'industrie pop avant qu'un succès inattendu ne les y propulse enfin. Pour ces musiciennes, l'urgence d'une dernière chance s'est révélée aussi électrisante que celle d'un premier élan. Jorja Smith incarne une trajectoire similaire : des années d'entre-deux artistique, puis un retour forgé dans la nécessité.

Au Shrine Auditorium, le spectacle allie, selon les observateurs présents, une énergie punk chaotique à une maîtrise technique affirmée. Ce concert s'impose comme la déclaration publique d'une nouvelle princesse du sleaze-pop : un genre où la provocation assumée rencontre une production électronique affûtée, désormais taillée pour les plus grandes scènes.

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