Le PP exige le retour immédiat de tous les migrants de Ceuta
- Le PP réclame le déploiement immédiat de personnel technique en trois équipes à Ceuta pour accélérer les procédures de retour et d'expulsion de tous les migrants irréguliers
- La direction conservatrice rejette catégoriquement tout débat sur la répartition des mineurs non accompagnés vers la péninsule ibérique, en exigeant leur renvoi au Maroc.
- La réponse du gouvernement espagnol à ces exigences n'a pas encore été communiquée, laissant la situation des mineurs sans issue déclarée.
Le Parti populaire (PP) a exigé ce lundi du gouvernement espagnol le déploiement massif et immédiat de personnel technique spécialisé en droit des étrangers à Ceuta. Objectif affiché : faire travailler ces agents en trois équipes — matin, après-midi et nuit — afin d'accélérer les procédures de retour et d'expulsion de l'ensemble des migrants arrivés irrégulièrement dans l'enclave au cours des dernières semaines.
" Retour, pas répartition "
La direction du parti conservateur oriente délibérément le débat vers le renvoi immédiat au Maroc, en écartant catégoriquement toute discussion sur l'accueil des mineurs sur le territoire continental espagnol. " Nous parlons de retour, pas de répartition ", ont tranché les responsables du PP, dans une formulation volontairement sans ambiguïté. Cette position ferme marque une rupture nette avec les voix qui plaident pour une redistribution des mineurs non accompagnés vers d'autres régions d'Espagne.
Une exigence formulée dans un contexte de pression croissante
Ces demandes s'inscrivent dans la continuité d'une ligne dure assumée par la formation de droite face à la crise migratoire qui frappe Ceuta depuis plusieurs semaines. Le PP, dont le président avait déjà réclamé l'expulsion des migrants entrés dans l'enclave, accentue désormais la pression sur l'exécutif en réclamant une mobilisation opérationnelle concrète et immédiate des services de l'État.
La réponse du gouvernement à ces injonctions n'était pas connue au moment de la publication, et la question du sort des mineurs non accompagnés demeure, à ce stade, non résolue dans le débat politique espagnol.