Forbes : Sinner, roi des gains au tennis
- Jannik Sinner domine le classement Forbes des revenus du tennis avec 49,9 millions d'euros sur douze mois, un record historique pour cette liste, malgré son forfait aux US Open
- Serena Williams, absente des courts depuis 2022, se hisse à la troisième place grâce à 34,7 millions d'euros de revenus quasi exclusivement issus de contrats de sponsoring, dont
- Les dotations des US Open 2026 augmentent de 20 % par rapport à 2025, portant les gains des vainqueurs à 4,7 millions d'euros, après des grèves médiatiques menées par les joueurs
Le magazine économique Forbes a publié son palmarès des dix joueurs et joueuses de tennis aux revenus les plus élevés sur les douze derniers mois, en additionnant gains sur le court et revenus annexes. Le bilan consacre Jannik Sinner à la première place avec un total d'environ 49,9 millions d'euros — niveau record dans l'histoire de ce classement —, devant Carlos Alcaraz et une Serena Williams dont le retour inattendu suscite autant d'étonnement que son troisième rang au général.
Sinner, maître absolu sur le terrain et en dehors
L'Italien de 25 ans a dominé le circuit masculin lors d'un printemps exceptionnel, enchaînant cinq victoires consécutives en Masters. Il a ensuite remporté Wimbledon en finale face à Alexander Zverev, et avait atteint le dernier carré à l'Open d'Australie. Sur ces douze mois, ses revenus se décomposent en 19,8 millions d'euros de prix et 30,1 millions d'euros provenant de contrats publicitaires et de partenariats, dont les marques Gucci et Lavazza. Ce montant total surpasse tout ce que cette liste avait enregistré depuis sa création. Sinner est néanmoins absent des US Open, contraint au forfait en raison d'une blessure au genou.
Alcaraz et Williams, le retour comme capital
Carlos Alcaraz, 23 ans et troisième mondial, occupe la deuxième place avec 46,3 millions d'euros, malgré une longue absence du circuit depuis le mois d'avril due à une blessure au poignet. Il effectue son retour à la compétition précisément à Flushing Meadows. Ses revenus de match ne s'élèvent qu'à 12,9 millions d'euros ; ce sont ses contrats commerciaux, à hauteur de 33,4 millions d'euros, qui lui assurent ce rang élevé.
La véritable surprise du classement est la présence de Serena Williams (44 ans) à la troisième place, avec 34,7 millions d'euros. L'Américaine, qui n'avait plus disputé de match officiel depuis 2022, n'a perçu que 86 000 euros de prix en un peu plus de deux mois depuis son retour en juin. L'essentiel de ses revenus provient de contrats de sponsoring, parmi lesquels Nike, partenaire fidèle depuis vingt-trois ans. Williams jouera les US Open en double aux côtés de sa sœur Venus (46 ans).
Sabalenka, Zverev et les autres
La numéro un mondiale Aryna Sabalenka (28 ans, Biélorussie) figure au quatrième rang avec 31,1 millions d'euros, dont 11,3 millions de prix et 19,8 millions de revenus annexes, portés notamment par Stella Artois et Material Good. Alexander Zverev, seul représentant allemand du classement, prend la neuvième place avec 16,1 millions d'euros — dont 11,8 millions de prix et 4,3 millions de sponsoring. Le Hambourgeois de 29 ans, qui a atteint la demi-finale à Melbourne, remporté Roland-Garros et disputé la finale de Wimbledon, retrouve le top 10 Forbes pour la première fois depuis 2019. En carrière, ses seuls gains en tournois atteignent désormais 59,1 millions d'euros. À New York, il est tête de série numéro un et favori déclaré.
| Rang | Joueur / Joueuse | Pays | Revenus totaux |
|---|---|---|---|
| 1 | Jannik Sinner | Italie | 49,9 M€ |
| 2 | Carlos Alcaraz | Espagne | 46,3 M€ |
| 3 | Serena Williams | États-Unis | 34,7 M€ |
| 4 | Aryna Sabalenka | Biélorussie | 31,1 M€ |
| 5 | Coco Gauff | États-Unis | 30,6 M€ |
| 6 | Novak Djokovic | Serbie | 26,0 M€ |
| 7 | Qinwen Zheng | Chine | 19,5 M€ |
| 8 | Iga Swiatek | Pologne | 17,7 M€ |
| 9 | Alexander Zverev | Allemagne | 16,1 M€ |
| 10 | Elena Rybakina | Kazakhstan | 15,0 M€ |
Des dotations en hausse grâce aux grèves médiatiques
La progression des prix en tournoi doit beaucoup à l'action collective des joueurs eux-mêmes : des grèves médiatiques organisées à Roland-Garros puis à Wimbledon ont conduit les organisateurs de Grand Chelem à revaloriser leurs enveloppes. À l'US Open 2026, la dotation augmente de 20 % par rapport à 2025, portant le chèque des lauréats — chez les hommes comme chez les femmes — à 4,7 millions d'euros. Même un joueur éliminé au premier tour repart avec 120 000 euros. Ces données confirment que la valeur marchande des stars du tennis repose désormais autant sur leur image de marque que sur leurs performances sportives stricto sensu.
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