Madrid crée un commandement unique sous Torres pour gérer la crise de Ceuta
- Pedro Sánchez a convoqué un Conseil de sécurité nationale pour y officialiser un commandement unique de gestion de la crise de Ceuta, confié au ministre Torres.
- Le ministre de l'Économie Carlos Cuerpo a proposé au président de Ceuta Juan Jesús Vivas une extension extraordinaire du Plan intégral de développement socioéconomique créé en
- Ces deux mesures visent à répondre à la crise déclenchée il y a environ un mois par une entrée massive de migrants depuis le Maroc, dont les conséquences économiques frappent le
Un mois après la traversée massive de migrants marocains à Ceuta, le gouvernement espagnol a décidé de centraliser la gestion de la crise sous une autorité unique. C'est le vice-président premier et ministre de l'Économie, Carlos Cuerpo, qui a annoncé publiquement les deux mesures phares retenues par l'exécutif de Pedro Sánchez.
Un commandement unique confié au ministre Torres
Le président du gouvernement, Pedro Sánchez, a convoqué un Conseil de sécurité nationale à l'issue duquel sera officialisée la création d'un commandement unique de coordination de la crise. Ce dispositif sera placé sous la responsabilité du ministre de la Politique territoriale, Ángel Víctor Torres. Cette décision vise à mettre fin à l'éparpillement des compétences entre les différentes administrations impliquées dans la gestion de la situation à Ceuta depuis les passages en nombre à la frontière.
Un plan de développement économique élargi pour Ceuta
Sur le volet économique, Carlos Cuerpo a proposé au président de la ville autonome, Juan Jesús Vivas, une extension extraordinaire du Plan intégral de développement socioéconomique de Ceuta, un dispositif conçu en 2022. Selon les termes de cette proposition, l'élargissement du plan aurait pour objectif d'atténuer les conséquences économiques de la crise, jugées particulièrement sévères pour le tissu commercial et touristique de la ville. Il ne s'agit pour l'heure que d'une offre formulée par le gouvernement central ; sa mise en œuvre effective n'a pas encore été confirmée.
Une crise qui pèse sur la politique de Madrid
Ces annonces interviennent dans un contexte de vive tension politique autour de la gestion de la crise migratoire et de ses répercussions sur les relations de voisinage entre Madrid et Rabat. L'opposition, par la voix du Parti populaire, avait déjà réclamé des mesures fortes, notamment l'expulsion des personnes entrées irrégulièrement sur le territoire. La décision de confier la coordination à un ministre de plein exercice constitue la réponse institutionnelle la plus structurée apportée jusqu'à présent par l'exécutif, même si son efficacité reste à démontrer dans les semaines à venir.