La Vuelta annule une étape après une violente tempête de grêle
- La Vuelta a annulé une étape à 16 kilomètres de l'arrivée en raison d'une violente tempête de grêle rendant la descente impraticable.
- L'organisation a déclaré l'étape nulle, sans temps officiels ni vainqueur, malgré les protestations de certains puristes favorables à la poursuite de la course.
- Tadej Pogacar, dont l'intervention semblait imminente dans les kilomètres décisifs, n'a pas pu démontrer ses capacités avant l'arrêt forcé.
À 16 kilomètres du terme, la Vuelta a vécu une interruption aussi brutale qu'inattendue : une tempête de grêle d'une rare violence a contraint l'organisation à prononcer l'annulation pure et simple de l'étape, sans temps officiels ni vainqueur. " Etapa anulada ", a annoncé laconiquement la course.
Un déluge au pied du col
Les coureurs venaient d'atteindre les flancs du col, juge de paix désigné de la journée, lorsque les éclairs ont annoncé le tonnerre, puis un véritable déluge. La grêle a suivi, nappant la chaussée d'un manteau blanc, transformant l'asphalte en une surface traîtresse. La descente, déjà technique, devenait une menace objectivement incontrôlable.
Puristes contre réalité du terrain
La décision n'a pas fait l'unanimité. Des voix — celles des puristes et des romantiques du cyclisme — ont estimé que l'étape aurait dû s'achever, faisant valoir qu'une montée ne comporte pas les mêmes périls qu'une descente verglacée. Ni les coureurs ni l'organisation n'ont suivi ce raisonnement. Face à une route recouverte de glace, la sécurité a prévalu sur l'idéal sportif.
Pogacar dans l'attente
L'annulation prive également les spectateurs d'un dénouement pressenti : Tadej Pogacar, dont l'entrée en scène semblait imminente dans les kilomètres décisifs, n'a pas eu l'occasion de s'exprimer. Le rideau est tombé avant que la course ne révèle ses véritables hiérarchies. Le classement demeure figé, suspendu à une prochaine étape dont les organisateurs devront désormais gérer les conséquences sportives et logistiques.